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Activité en plein nature - Population

Mercredi, 13 Avril 2011 10:58

Pêche : Les Imraguens sont les seuls autorisés à pratiquer une exploitation contrôlée des stocks halieutiques dans l'enceinte du parc où l'utilisation de bateaux à moteur est strictement interdite.Les Imraguens pratiquent une pêche traditionnelle, soit à pied, à l'aide de filets, principalement pour la capture du mulet jaune (Mugil cephalus), soit avec des filets maillants de plus grande taille, à partir de lanches à voile latine, embarcations introduites au début du siècle par des pêcheurs canariens. Depuis une décennie, les sélaciens-raies et requins- sont les principales cibles de cette pêche opportuniste motivée par l'ouverture, au début des année 90, d'un marché très rémunérateur pour l'aileron de requin séché exportée vers le Sénégal et le Ghana.

Cette exploitation n'est d'ailleurs pas sans poser de sérieux problèmes de gestion des stocks, compte tenu du cycle  de reproduction très particulier des sélaciens. Le ciblage de ces derniers est maintenant prohibé et seul 15% de pêche accessoire est toléré.

Pastoralisme :La partie terrestre du PNBA se trouve dans une zone à vocation pastorale séculaire, particulièrement propice au développement de l'élevage du dromadaire. Elle est occupée de manière discrète par des pasteurs nomades depuis plusieurs siècles. Ces derniers sont tournés vers le pastoralisme extensif en élevant des dromadaires, chèvres et des moutons. Ces pasteurs nomades sont rattachés à ceux des régions à grand rassemblement de dromadaires comme l'Inchiri, le Tiris Zemmour, l'Adrar et le Trarza. Ils entretiennent également des relations soutenues avec les Imraguens depuis des siècles.

Traditionnellement, les déplacements des troupeaux du PNBA s'inscrivaient dans les mouvements pastoraux  de la Mauritanie. Ils suivaient l'axe Nord-sud et sud-nord pour les pasteurs transhumants, et étaient aléatoires pour ceux qui optaient pour le nomadisme.

Les campements se déplacent par petits groupes  tributaires à la fois des points d'eau et des pâturages dont certains sont pérennes (arbres, arbustes , buissons), d'autres semi permanents (graminées vivaces et halophytes) et d'autres annuels (herbacées éphémères) dépendants des rares pluies.

Pendant la saison sèche chaude les campements se fixent en leur point d'attache, généralement non loin des points d'eau (Ejjeffiyat - Chami et dans leTijirit près du puits de Bouir Ed-déri et de Nacri). L'économie traditionnelle des pasteurs nomades du PNBA, imposée par les conditions écoclimatiques locales n'a pas fondamentalement changé. Les pasteurs nomades étaient relativement isolées des grands mouvements d'urbanisation et de modernisation du reste de la population mauritanienne. Cependant l'ouverture de l'axe routier transsaharien - d'un grand intérêt économique - passant à proximité de la limite Est du parc et long duquel se trouvent 8 forages, laisse entrevoir les changements dans les années à venir, en ce qui concerne la place et l'importance du pastoralisme du PNBA.