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Découvrir & Comprendre

Mercredi, 13 Avril 2011 10:38

Pourquoi visiter le PNBA?


La rencontre entre Désert et l'Océan.

Le PNBA est un écosystème complexe : désert et océan s'y rencontrent, créant contre toute atteinte des conditions propices à une explosion de la vie. Les oiseaux africains et européens viennent s'y reproduire, les eaux du Parc constituent une nurserie pour les poissons de l'Afrique de l'Ouest : zone privilégiée de conservation et de protection de la faune et de la flore, le Parc National du Banc d'Arguin est un refuge préservé et protégé pour la Vie. Le Parc est d'ailleurs pour toutes ces raisons inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité depuis 1989.

Une longue histoire.

De l'Ile d'Arguin au naufrage de la Méduse et son célèbre radeau, le Parc s'inscrit dans un contexte historique riche et intense d'histoire humaine. Des traces d'activités humaines datant du néolithique sont visibles sur le Parc : venir au Parc National du Banc d'Arguin c'est non seulement aller à la rencontre d'une aire écologique mais également voyager dans le temps .

Une population inédite : les Imraguens.

Dans un espace inédit du point de vue écologique et historique se trouve également une population inédite : les Imraguens. Ils forment le cœur de la vie humaine sur le PNBA, dépositaires de tradition de pêche uniques au monde, sachant pêcher avec les dauphins et sans mettre en péril leur ressource, en marge du nomadisme pastoralisme mauritanien, les Imraguens représentent un des patrimoines du Parc.

Venir au Parc National du Banc d'Arguin c'est donc venir à la rencontre d'une aire écologique exceptionnelle sans autre équivalent mondial, c'est venir à la rencontre de l'Histoire, c'est venir à la rencontre d'hommes exceptionnels : les Imraguens.

Afin de préserver tous ces aspects exceptionnels et le faire partager à tous, le PNBA s'engage dans une démarche d'écotourisme : garant du respect entre visiteurs et visités.

Que faire au PNBA?

Le centre d'interprétation du Cap Blanc ( et le futur de Châmi).

Parce que le Parc est un espace complexe et qu'il nécessite une explication à l'attention des ses visiteurs, un centre d'interprétation a été installé dans la réserve satellite du Cap Blanc (Nouadhibou). Un sentier d'interprétation accompagné de tables explicatives ainsi qu'un écomusée permettent aux visiteurs de comprendre les liens complexes qui constituent cet écosystème.

L'implantation d'un centre d'interprétation sur le goudron Nouakchott-Nouadhibou au niveau de Châmi est actuellement à l'étude. Le bâtiment aura pour but de présenter les traits majeurs du Parc ainsi qu'au travers d'un sentier d'interprétation botanique la flore propre au Parc.

Ornithologie

La visite du Parc peut se faire autour de plusieurs axes séparés ou joints.

L'activité essentielle est bien sûr, compte tenu de l'importance des oiseaux sur le Parc, l'ornithotourisme. Les mangroves de Mamghar, la vasière le long de la baie de St Jean et les différentes îles du Parc sont autant d'endroits où observer l'incroyable richesse de l'avifaune d'Arguin. Les meilleurs moments pour les observations de la faune sont les levers et couchers du soleil. Si vous voulez voir de grandes concentrations d'oiseaux, les moments les plus indiqués sont consignés dans le tableau qui suit :

Période

Visibilité des oiseaux

Photos

Novembre-Février

Grandes concertations d'oiseaux migrateurs (limicoles)

En cours

Mars, avril et octobre

Passage des échassiers pour la migration et la reproduction

En cours

Mai-Juillet

Nidification des oiseaux résidents au PNBA, difficiles à observer(Aridées et Flamant) au Kiaone.

En cours

Novembre- Février

Reproduction des Pélicans et Cormorans à Arel.

En cours

Août

Grandes marées impact sur la reproduction des spatules Nair, Zira, Toufat et Cheddid.

En cours

La flore.

Bien que constitué pour moitié d'une partie désertique le Parc offre une diversité botanique assez importante : dattier d'enfer, tourje, acacia, faux-gommier, jusquiame… Autant dire que le botaniste même amateur sera surpris de l'étonnante diversité de la flore du Parc.

Voile.

Tous les passionnés de voile auront le loisir de naviguer sur les lanches, bateau traditionnel imraguen dans un milieu préservé des embarcations à moteurs qui sont strictement interdites sur la partie marine du Banc d'Arguin. D'autre part vous aurez le plaisir de naviguer aux côtés des Imraguens seuls marins connaissant parfaitement les hauts-fonds et les chenaux du Parc où eux seuls osent s'aventurer.

Pêche.

La pêche sportive est une des activités que l'on peut pratiquer sur le Par cet ce avec de grandes chances de prises dans la mesure où le Parc a développé une politique de conservation halieutique. On y pêche des bars mouchetés, des capitaines, des courbines, des bonites aussi bien en surf-casting qu'en lancer ramené, au leurre dur ou souple.

Cependant afin de respecter la ressource certaines règles sont à respecter :

-la pêche est uniquement autorisée du Cap Tafarit au Cap Tagarit et dans un rayon de 300m autour de chaque campement,

-les prises sont limitées à 5kg par jour et par personne pour une autoconsommation dans un cadre strictement familial,

-Il est interdit de prélever des raies et des requins.

Traditions et culture populaires : les Imraguens.

Non seulement le Parc Naturel du Banc d'Arguin possède un patrimoine naturel extraordinaire pour une région désertique, mais il présente également un patrimoine immatériel exceptionnel que possèdent les Imraguens. En effet, ce peuple de pêcheurs habite depuis plusieurs siècles sur le Banc d'Arguin. Au fil du temps ils ont développé des techniques de pêche, un rapport à la nature qui leur ont permis de vivre en harmonie avec leur environnement pourtant hostile. En outre, les Imraguens sont parmi les seuls Mauritaniens à avoir une connaissance de la mer ancienne ; ainsi possèdent-ils une approche de la mer originale quant aux techniques de pêche (ils se font aider des dauphins pour rabattre les bancs de mulets jaunes dans leurs filets), mais aussi quant à leur représentation de l'espace marin, tout à la fois lieu de contes, lieu de craintes, lieu d'espoir.

Venir découvrir les Imraguens c'est aussi découvrir un patrimoine gastronomique adapté à leur ressource alimentaire et aux conditions de conservation. Venir découvrir les Imraguens c'est goûter le tichtâar de poisson (poisson séché naturellement), c'est goûter la Poutargue mets estimé en Europe constitué d'œufs de mulets jaunes salés et séchés.