Pourquoi visiter le PNBA?
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La rencontre entre Désert et l'Océan.
Le PNBA est un écosystème complexe : désert et océan s'y rencontrent, créant contre toute atteinte des conditions propices à une explosion de la vie. Les oiseaux africains et européens viennent s'y reproduire , les eaux du Parc constituent une nurserie pour les poissons de l'Afrique de l'Ouest : zone privilégiée de conservation et de protection de la faune et de la flore, le Parc National du Banc d'Arguin est un refuge préservé et protégé pour la Vie. Le Parc est d'ailleurs pour toutes ces raisons inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité depuis 1989.
Une longue histoire.
De l'Ile d'Arguin au naufrage de la Méduse et son célèbre radeau, le Parc s'inscrit dans un contexte historique riche et intense d'histoire humaine. Des traces d'activités humaines datant du néolithique sont visibles sur le Parc : venir au Parc National du Banc d'Arguin c'est non seulement aller à la rencontre d'une aire écologique mais également voyager dans le temps .
Une population inédite : les Imraguens.
Dans un espace inédit du point de vue écologique et historique se trouve également une population inédite : les Imraguens. Ils forment le cœur de la vie humaine sur le PNBA, dépositaires de tradition de pêche uniques au monde, sachant pêcher avec les dauphins et sans mettre en péril leur ressource, en marge du nomadisme pastoraliste mauritanien, les Imraguens représentent un des patrimoines du Parc.
Venir au Parc National du Banc d'Arguin c'est donc venir à la rencontre d'une aire écologique exceptionnelle sans autre équivalent mondial, c'est venir à la rencontre de l'Histoire, c'est venir à la rencontre d'hommes exceptionnels : les Imraguens.
Afin de préserver tous ces aspects exceptionnels et le faire partager à tous, le PNBA s'engage dans une démarche d'écotourisme : garant du respect entre visiteurs et visités.
Que faire au PNBA?
Le centre d'interprétation du Cap Blanc ( et le futur de Châmi).
Parce que le Parc est un espace complexe et qu'il nécessite une explication à l'attention des ses visiteurs, un centre d'interprétation a été installé dans la réserve satellite du Cap Blanc (Nouadhibou). Un sentier d'interprétation accompagné de tables explicatives ainsi qu'un écomusée permettent aux visiteurs de comprendre les liens complexes qui constituent cet écosystème.
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| Le sentir d'interprétation in Tourisme |
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| De Tourisme |
L'implantation d'un centre d'interprétation sur le goudron Nouakchott-Nouadhibou au niveau de Châmi est actuellement à l'étude. Le bâtiment aura pour but de présenter les traits majeurs du Parc ainsi qu'au travers d'un sentier d'interprétation botanique la flore propre au Parc.
Ornithologie
La visite du Parc peut se faire autour de plusieurs axes séparés ou joints.
L'activité essentielle est bien sûr, compte tenu de l'importance des oiseaux sur le Parc, l'ornithotourisme. Les mangroves de Mamghar, la vasière le long de la baie de St Jean et les différentes îles du Parc sont autant d'endroits où observer l'incroyable richesse de l'avifaune d'Arguin. Les meilleurs moments pour les observations de la faune sont les levers et couchers du soleil. Si vous voulez voir de grandes concentrations d'oiseaux, les moments les plus indiqués sont consignés dans le tableau qui suit :
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Période |
Visibilité des oiseaux |
Photos |
| Novembre-Février | Grandes concertations d'oiseaux migrateurs(limicoles) | En cours |
| Mars, avril et octobre | Passage des échassiers pour la migration et la reproduction | En cours |
| Mai-Juillet | Nidification des oiseaux résidents au PNBA, difficiles à observer(Aridées et Flamant) au Kiaone. | En cours |
| Novembre- Février | Reproduction des Pélicans et Cormorans à Arel. | En cours |
| Août | Grandes marées impact sur la reproduction des spatules Nair, Zira, Toufat et Cheddid. | En cours |
La flore.
Bien que constitué pour moitié d'une partie désertique le Parc offre une diversité botanique assez importante : dattier d'enfer, tourje, acacia, faux-gommier, jusquiame… Autant dire que le botaniste même amateur sera surpris de l'étonnante diversité de la flore du Parc.
Voile.
Tous les passionnés de voile auront le loisir de naviguer sur les lanches, bateau traditionnel imraguen dans un milieu préservé des embarcations à moteurs qui sont strictement interdites sur la partie marine du Banc d'Arguin. D'autre part vous aurez le plaisir de naviguer aux côtés des Imraguens seuls marins connaissant parfaitement les haut-fond et les chenaux du Parc où eux seuls osent s'aventurer.
Pêche.
La pêche sportive est une des activités que l'on peut pratiquer sur le Par cet ce avec de grandes chances de prises dans la mesure où le Parc a développé une politique de conservation halieutique. On y pêche des bars mouchetés , des capitaines, des courbines, des bonites aussi bien en surfcasting qu'en lancer ramener, au leurre dur ou souple.
Cependant afin de respecter la ressource certaines règles sont à respecter :
-la pêche est uniquement autorisée du Cap Tafarit au Cap Tagarit et dans un rayon de 300m autour de chaque campement,
-les prises sont limitées à 5kg par jour et par personne pour une auto-consommation dans un cadre strictement familial,
-Il est interdit de prélever des raies et des requins.
Traditions et culture populaires : les Imraguens.
Non seulement le Parc Naturel du Banc d'Arguin possède un patrimoine naturel extraordinaire pour une région désertique, mais il présente également un patrimoine immatériel exceptionnel que possèdent les Imraguens. En effet, ce peuple de pêcheurs habite depuis plusieurs siècles sur le Banc d'Arguin. Au fil du temps ils ont développé des techniques de pêche, un rapport à la nature qui leur ont permis de vivre en harmonie avec leur environnement pourtant hostile. En outre, les Imraguens sont parmi les seuls Mauritaniens à avoir une connaissance de la mer ancienne ; ainsi possèdent-ils une approche de la mer originale quant aux techniques de pêche (ils se font aider des dauphins pour rabattre les bancs de mulets jaunes dans leurs filets), mais aussi quant à leur représentation de l'espace marin, tout à la fois lieu de contes, lieu de craintes, lieu d'espoir.
Venir découvrir les Imraguens c'est aussi découvrir un patrimoine gastronomique adapté à leur ressource alimentaire et aux conditions de conservation. Venir découvrir les Imraguens c'est goûter le tichtâar de poisson (poisson séché naturellement), c'est goûter la Poutargue mets estimé en Europe constitué d'œufs de mulets jaunes salés et séchés.
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| Imraguens transformant le mulet. |
Des exemples de circuits touristiques.
Une suite de circuits potentiels au sein du PNBA vous est proposé pour des circuits d'un week-end, de quatre jours et de sept jours avec pour point de départ Nouakchott. Cependant, ces circuits peuvent être soumis à des modifications selon le moment de l'année, les conditions climatiques et autres éventuelles interdictions. Pensez à vous renseigner au moment où vous achetez vos pass d'accès.
J+1
-Départ de Nouakchott, direction le PK 240 et le poste d'entrée du PNBA de Chami.
-Piste jusqu'à Arkeiss. Installation au campement et découverte du Cap Tafarit
J+2
-Pêche et baignade au campement d'Arkeiss, découverte de l'estran ou si vous avez réservé la veille sortie en lanche pour la journée.
-retour à Nouakchott par le goudron.
J+1
- Départ de Nouakchott en fonction de la marée afin de pouvoir prendre la piste littorale entre El Maihjratt et Mamghar.
-Mamghar : entrée sur le PNBA , visite du Cap Timiris lieu d'arrivée d'une partie des naufragés de la Méduse en 1816, la mangrove avec ses oiseaux et ses crabes violonistes.
Départ pour Teichott afin d'y passer la nuit.
J+2
-Piste de Teichott à Teissot, découverte de sa flore.
-Route jusqu'à Iwik, déjeuner face à la mer, découverte de l'estran. Bivouac dans l'un des deux campements d'Iwik et réservation auprès du patron d'une lanche d'une sortie pour le lendemain.
J+3
-Sortie en lanche, tour des îles, observation des oiseaux.
J+4
-Départ pour le Cap Tafarit et le Cap Tagarit, déjeuner, baignade, pêche.
-Retour à Nouakchott par le goudron.
J+1, +2, +3, +4 similaires au circuit initiation.
J+5
- Piste en direction de Tachekché pour passer sur l'île d'Agadir. Une pirogue assure la traversée depuis le continent vers l'île pour une somme de 15 000 UM (normalement quelque soit le nombre de passagers et de traversées). Bivouac dans le campement de l'île.
J+6
Découverte de l'île d'Agadir (ancien fort de l'île d'Arguin avec des traces d'occupation portugaise, des pêcheries du XIXème siècle).
J+7
Retour sur le continent, départ pour Nouadhibou afin de visiter la réserve satellite du Cap Blanc dotée d'un sentier d'interprétation et d'un écomusée.
N'hésitez pas à nous contacter pour plus d''informations.



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